Milano Arte Magazine intervista lo scrittore francese Mathieu Borderon

What inspired you to start writing, and how has your writing journey evolved over time?

L’inspiration dans mon écriture, c’est l’observation du monde qui m’entoure, avec mes opinions, que j’ai mélangées à une histoire terrifiante qui me semblait possible de pouvoir vivre.J’ai eu envie d’écrire une histoire qui alerte. Malheureusement, j’ai l’impression que les faits me donne raison, l’actualité le prouve.

En ce qui concerne mon parcours et l’évolution de l’écriture, c’est un processus long. Le Traité de Faro est mon premier roman et surtout, je ne pensais pas au départ que cette histoire serait un roman de 260 pages. Donc au début j’ai posé des phrases et des idées, puis quand l’histoire a pris de la consistance, j’ai mis des mots, les plus justes possible pour imposer un style et un rythme à mon roman. C’est un très long travail de remise en question, de documentation, de relecture. Le plus difficile finalement ce n’est pas de terminer une histoire une histoire, mais de  décider quand le roman est maintenant fini d’être écrit.

Can you describe your creative process and how you develop your ideas into a finished story?

Pour ce roman qui est une histoire de politique fiction, j’ai voulu me lancer dans un processus collectif et éducatif. C’est pourquoi j’ai travaillé avec deux sénateurs, Angèle Préville et Guillaume Gontard, et trois classes, pendant trois ans, d’un lycée parisien. Nous avons élaboré, autour de mon texte et de mon histoire des passages, définis des personnages, des aventures tous ensemble. A la fin, les élèves sont allés au Sénat et Madame Préville est venue en classe travailler la partie du discours final d’un des personnages centraux du roman. Un exercice formidable et riche pour tout le monde.

Which themes or messages do you aim to explore in your work, and why are they important to you?

Quand j’ai commencé à poser les premiers mots du Traité de Faro, en 2017, je percevais déjà que le monde changeait et devenait ce qu’il est aujourd’hui. Les puissants s’allient pour du business sur le dos des plus pauvres qui sont considérés comme des moins que rien. Et au-dessus de tout cela, le réchauffement climatique aggrave les choses et les rend presque insolubles. Je suis quelqu’un qui regarde le Monde, et finalement, tout est écrit d’avance… c’est le Traité de Faro! L’histoire d’individus qui subissent la grande Histoire.

How do you handle challenges like writer’s block or criticism, and what keeps you motivated?

pour la page blanche, par chance, je ne l’ai pas connu. Pour chaque scènes du livre, j’ai vécu l’écriture comme si j’étais un personnage acteur de cette histoire. Évidemment j’avais un fil d’Ariane vers la fin du livre que je suivais, mais au fur et à mesure je découvrais les scènes en les écrivant. C’était éprouvant, fatiguant mais incroyablement excitant. Je voyageais, je souffrais, mourrais ou j’espérais au rythme de mes personnages. Pour la critique, c’est différent. Je m’y suis préparé en travaillant, re travaillant au maximum les phrases, les mots, les scènes. J’ai fait beaucoup de recherche documentaire, pour m’assurer que tout soit plausible et le plus vrai possible. au moins je m’évitais des critiques sur un texte approximatif, que j’aurai détester vouloir défendre. Les critiques font parti de la vie, et pour les rendre le moins douloureux possible, il faut travailler et à la fin, aimer son oeuvre. Je crois que j’ai réussi cela.

Are there any authors or books that have significantly influenced your style or approach to writing?

Non. A vrai dire, j’ai peu lu très peu de roman lorsque j’écrivais le Traité de Faro car je ne lisais pas l’histoire mais analysais lles styles plus que les histoires, en me demandant pourquoi tel mot et pas un autre. Ça rendait ma lecture décevante. Ce que je lisais, servait à nourrir mon histoire

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